Les Transporteurs de patients se mettent en grève aux HUG

Les Transporteurs de patients se mettent en grève aux HUG

Jeudi 6 octobre, les transporteurs de patients des HUG ont commencé un mouvement de grève. A cela, trois raisons :
Réévaluation de fonction
La demande de réévaluation des transporteurs de patients est un long dossier qui traîne de-puis… 1981. Aujourd’hui toujours colloqués dans la plus basse classe de l’Etat (classe 4), ils n’ont réussi qu’à arracher un « code 7 » en 1998 (classe 4, payée classe 6). Leur dernière de-mande de réévaluation date déjà de 2008 et a été « oubliée » dans les tiroirs des HUG. De promesses non tenues en rétention de dossier, l’hôpital a joué un très sale rôle dans cette af-faire et profondément blessé ces employés. L’Etat de son côté s’en lave les mains et ne croit plus même utile de répondre aux salariés, à l’instar de M. Hiler encore interpelé ces dernières semaines par deux courriers du SSP.
Les grévistes réclament leur réévaluation immédiate.
Effectifs
Une heure. C’est ce que doivent parfois attendre les patients dans des couloirs, parce que plus aucun transporteur n’est disponible pour les emmener vers leurs soins ou les ramener en chambre. Les péjorations subies par ce service démontrent jusqu’à l’écoeurement ce que signi-fie pour la population « économiser dans le secteur de la santé ». Question : de quelle bataille « Victoria » prétend-elle porter le triomphe ? Pas celle du personnel. Pas celle des patients. Pas celle des citoyens. Alors ?
Les grévistes demandent des effectifs supplémentaires
Organisation du service
Quand on méprise son personnel et qu’on n’en a pas assez, il n’est pas étonnant qu’on doive ensuite le mettre sous pression. C’est ce que font aujourd’hui certains responsables, le tout renforcé parfois par un manque d’organisation et de procédures.
Les grévistes veulent d’une organisation du travail respectueuse des employés comme des patients
Afin d’obtenir ces trois points, les transporteurs de patients entrent aujourd’hui en grève. Ils savent que le combat sera rude, mais ils ont aussi conscience que derrière leur lutte se cache une question fondamentale de société : est-ce que Genève veut encore respecter ses soignants et ses soignés ?